mercredi 3 mai 2017

Théâtre à Saint Bauzille : Ondine le 13 mai 2017




Samedi 13 mai 2017 la Compagnie d'autre part nous présente Ondine, d'après l'oeuvre de Jean Giraudoux. Création collective dirigée par Jessica Ramassamy et Elian Planès.

Le spectacle sera donné à la salle des rencontres de Saint Bauzille de Putois - plan d'eau, à 20h30. Participation libre, buvette sur place.



La compagnie d'autre part

Issus du conservatoire de Montpellier, d’un cursus universitaire en arts du spectacle ou encore comédiens ou metteurs en scène pour d’autres compagnies, les membres fondateurs de la Cie D’Autre Part se sont rencontrés au cours d’une création menée au sein de la Cie Maritime à Montpellier.

Forte de cette diversité, la compagnie est née en 2013, dirigeant tout naturellement son travail vers des textes, eux aussi atypiques. En effet, avec "Cendrillon" de Joël Pommerat ou encore "Ondine" de Jean Giraudoux, la compagnie explore, à sa manière, l’univers du conte revisité. Elle se met au service d’un héritage populaire afin d’en faire une histoire nouvelle pour le spectateur.

C’est un théâtre où l’unique se fait collectif et où le collectif fait le singulier.
la Cie D’Autre Part veut porter un théâtre qui se nourrit de cet ailleurs, de cet(te) «autre part» que chacun livre au spectateur pour offrir un théâtre qui soit l’union de toutes ces singularités venues d’ici, d’ailleurs, et parfois même de plus loin...

Plus d'infos sur leur page facebook : 

mardi 18 octobre 2016

Le pianO du lac à Saint Bauzille de Putois


Ce dimanche 9 octobre, la pensée vagabonde accueillait la troupe du pianO du lac pour un concert insolite sur les berges de l'Hérault à Saint Bauzille de Putois.







Plus d'une centaine de spectateurs étaient au rendez-vous, installés sur les rochers des berges ou sur des bancs sur l'esplanade, à côté de l'escalier "des canards". Les plus prévoyants avaient des coussins et même des couvertures, pour passer une soirée confortable.





Le piano, évoluant à la surface du fleuve, a commencé à égrener ses premières notes à la tombée de la nuit, accompagné du seul chant des canards. A l'instrument, Cédric Granelle nous fait voyager dans le passé.






Puis Voël Martin, le moteur de cette transhumance flottante, se détache et nous offre un solo de trompette nageuse, tandis que les dernières lueurs du jour disparaissent.




Dans la nuit, un duo vient prendre place aux commandes du piano, celui de Delphine Coutant et Philippe Seranne qui nous régalent de chansons pour une fin de soirée très poétique.


Un grand merci aux artistes et à toute la troupe pour ce spectacle insolite, surréaliste, envoûtant.

Et pour ne pas en rester là :

Les photos du spectacle
La volière aux piano - Voël Martin
Cédric Granelle
Delphine Coutant
Philippe Serranne

vendredi 16 septembre 2016

Le Piano du Lac


A ne pas manquer !

Un spectacle unique pour la première fois dans notre région: Philippe Séranne, auteur compositeur interprète, s'accompagnant sur un piano à queue flottant sur l'Hérault !

Le piano du Lac, Dimanche 9 octobre 2016, plan d'eau de Saint Bauzille de Putois

Entrée et participation  libre 

http://www.pianodulac.fr


 Piano du Lac

lundi 21 mars 2016

Recettes de la soirée Balkans

Banitsa à la fêta bulgare: 

Ingrédients
  • 350-400 g de pâte filo (existe en marque Carrefour)
  • 5-6 oeufs
  • 400-500 g de yaourt
  • 1 cuillère à thé de bicarbonate de soude
  • 100 ml d'huile ou de beurre
  • 300-400 g de fêta
  • un peu de lait ou de l'eau pétillante (1/2 verre)
Mélange

Casser et mélanger les oeufs dans un grand récipient. Ajouter le yaourt égoutté, mélanger. Ajouter le bicarbonate de soude, l'huile ou beurre (ou mélange des deux), ajouter 1/2 verre de lait ou de l'eau gazeuse, et le fromage émietté en dernier. Mélanger à chaque étape.


Montage

Beurrer le plat. Recouvrir la surface avec deux feuilles de la pâte filo en laissant du relief/des plis. Mettre une couche de mélange. Recommencer jusqu'à épuisement. Rajouter un peu de mélange aux rebords pour pas que ce soit sec. Finir avec une couche de mélange (s'il en manque on peut le rallonger avec un peu d'oeuf, de yaourt ou de lait).

Enfourner dans un four préchauffé  à 180°C avec ventilation si possible environs 35 min.

Sortir du four, humidifier avec quelques gouttes d'eau, couvrir de papier journal et d'un torchon le temps de refroidir.


Salade de concombre grecque


1 concombre en tranches fines, 1 yaourt, aïl, sel , poivre


Salade aux haricots bulgare

Ingrédients
  • 250 g haricots blancs
  • 250 g haricots rouges
  • 250 g haricots marrons (facultatif)
  • 4 poivrons rouges grillés
  • 1 oignon rouge
  • 2-3 tomates pas trop juteuses
  • un peu d'ail frais
  • persil et menthe frais
  • sel, huile, vinaigre de cidre et jus de citron
  • Bicarbonate de soude

Fait tremper 24h les haricots secs dans de l'eau froide avec une cuillère de bicarbonate de soude. Fait cuire en changeant l'eau une ou deux fois. Laisser refroidir.

Faire griller les poivrons entiers au four. Une fois tendres, les sortir et les faire suer 10 min dans un bol recouvert de film alimentaire. Peler et couper.

Couper les autres ingrédients et tout mélanger. Assaisoner de vinaigre et jus de citron, saler à volonté.


Méthode rapide: prendre des haricots en boite et des poivrons grillés au vinaigre en bocal.


Kavarma - kebab - ragoût bulgare

préparation: 10 min. cuisson: 60 min. Portions: 4-6

Ingrédients
  •     600 g d'agneau (ou bœuf ou porc)
  •     75 ml d'huile d'olive
  •     420 g de poireaux ou oignons
  •     250 g de poivrons rouges
  •     50 g Piment (facultatif)
  •     25 g Pâte de tomate
  •     50 ml de vin rouge
  •     15 g persil
  •     10 g sariette
  •     1/2. c. à c. Paprika
  •     1/4. c. à c. poivre noir moulu
  •     2 c. à c. Sel
  • bouillon

préparation:

Couper la viande en morceaux de 25-30 g et faire revenir dans l'huile avec des oignons hachés finement.
• Quand le liquide produit s'est évaporé, ajouter les poivrons coupés en julienne, le paprika, poivre noir grossièrement moulu, le sel et la pâte de tomate diluée.
• Après 4-5 minutes, ajouter le vin, les piments (entier), une partie du persil haché, un peu de bouillon salé.
• Couvrir et laissez mijoter le plat sur feu doux jusqu'à ce que la viande soit complètement tendre.
• Avant de servir, saupoudrer avec le reste du persil haché.
• Accompagner de riz.


Salami de chocolat bulgare

Ingrédients:

  •     200g biscuits secs
  •     250g de sucre en poudre
  •     100g de noix hachées
  •     2 oeufs
  •     2 c. à s. cacao en poudre
  •     100g de beurre
Préparation:

• Battre les œufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
• Ajouter le beurre ramolli, le cacao, les noix et les biscuits écrasés.
• Bien mélanger la pâte .
• Verser dans le papier de cuisson de forme rectangulaire.
• Enveloppez sous la forme de saucisse.
• Ajouter un peu de sucre en poudre légèrement.
• Placez-le dans le réfrigérateur.
• Couper comme un salami.


Samali - gâteau de semoule grec 

 

Ingrédients
  • 500 g de semoule de blé fine (ou couscous fin).
  • 500 g de sucre.
  • 8 oeufs.
  • 250 g de beurre.
  • 1 cuil à café de cannelle en poudre.
  • 250 g d'amandes broyées.

Pour le sirop :

  • 600 g de sucre.
  • 600 g d'eau.
  • 1 citron.


Battre au mixer le beurre avec le sucre et ajouter les oeufs.

Battre jusqu'à ce que le mélange devienne léger.

Ajouter ensuite la semoule, les amandes, la cannelle et remuer pour obtenir un mélange homogène.

Verser le mélange dans un plat à four beurré et faire cuire à four moyen pendant 30 min.

Retirer du four et découper en carrés dans le plat de cuisson.

Préparer le sirop : faire bouillir eau, sucre et jus de citron pendant 10 mn. En arroser le gâteau. Il faut que le sirop soit très chaud.

dimanche 20 mars 2016

Soirée Balkans

Le samedi 19 mars, la pensée vagabonde organisait une soirée sur le thème des Balkans.



En fin d'après midi, nous avons eu droit à un cours d'initiation aux danses folk Balkaniques par Mathilda de l'association les sens des arts lors duquel les filles ont pu faire virevolter leurs jupes. Un moment très apprécié par toutes !






La soirée s'est poursuivie avec un repas inspiré de recettes bulgares et  grecques (merci Svi de nous avoir aidé à trouver des recettes et des idées pour décorer la salle):  banitsa (feuilleté) de féta et salade de concombre en entrée, kavarma kebab (ragoût) et salade de haricots secs,  puis trio de douceurs au dessert. Une réussite. Pour les recettes, voir l'article suivant!



Enfin, nous avons eu droit à un récital de chants des Balkans a capella par le trio Ikori, un très beau moment.



Voir les photos et vidéos dans la galerie

jeudi 7 mai 2015

Participez à l'expo photo "Saint Bauzille en fête"

Les 6 et 7 juin prochain, la Pensée Vagabonde organise une expo photo en association avec l'exposition des Amis des Beaux-Arts.

Le thème retenu cette année est "Saint Bauzille de Putois en fête". C'est l'occasion pour vous de sortir vos clichés des nombreuses festivités qui animent notre village  tout au long de l'année.

Les participants seront récompensés par une petite surprise.

Pour plus d'information et pour vous inscrire, vous pouvez nous adresser un mail à lapenseevagabonde@gmail.com




mercredi 28 janvier 2015

Le citoyen et les religions



Café philo, novembre 2014.
La religion constituerait le premier lien social entre les hommes  ( Machiavel, discours sur le première décade de Tite Live): les valeurs de la Cité sont celles de la religion, et il faut entendre par là de l’interprétation des textes religieux, ou de rites établis par les hommes de religion.
La condamnation officielle de Socrate repose sur l’accusation fallacieuse d’impiété. Dans la Grèce antique, la vie de la Cité, aux mains des citoyens, demande aussi que l’on rende un culte aux mêmes dieux. Le droit naturel classique (Aristote mais aussi Montesquieu) présuppose des lois absolues qui sont soit des lois divines (Torah, Coran) supérieures à toutes les autres lois positives humaines, soit simplement des principes valides même si les dieux n’existaient pas (c’est la thèse de Montesqieu).
Cette sacralisation du droit sera battue en brèche par exemple par Epicure ou par Nietzsche : le droit devient un système relatif de lois qui ne sont pas invariantes mais qui ont une utilité pour une société donnée à un moment particulier er reposent sur le consensus des citoyens.
Pendant la période de Renaissance un nouveau concept de la nature du monde est élaboré : la terre tourne autour du soleil, la scolastique du Moyen âge et la philosophie d’Aristote ne tiennent plus, il n’y a pas un monde supra-lunaire parfait et un monde sublunaire corrompu.
Giordano Bruno soutient la thèse de l’infinie pluralité des mondes aux environs de 1580. En opposition avec la Bible il le paiera de sa vie.
Pascal s’interroge sur le centre de l’univers et sur sa périphérie : les espaces infinis l’angoissent, mais, Janséniste, il propose la foi comme source des certitudes morales, nécessaires à la vie pratique. La constitution de l’ordre politique est un effet de la contradiction entre les deux natures de l’homme : crée par Dieu, mais imparfait après le péché originel.
La notion de citoyenneté sera éclipsée jusqu’à la révolution française, mais pour autant les philosophes (Machiavel, Hobbes…) débattent du politique et de son lien avec la religion et avec le sacré, notamment en terme de champ de pouvoir.
Spinoza : Traité théologico-politique (1670)
Il se propose dans cet ouvrage 3 buts :
  • Détruire les préjugés des théologiens qui privent l’homme de sa liberté de penser
  • Se défendre des accusations d’athéisme portées à son encontre : il défend en effet l’usage de la seule raison dans l’exégèse biblique. Il retient de la religion l’éthique qu’elle préconise
  • Il défend la liberté d’expression de l’opinion de chacun.
Théologie et politique se rencontrent dans leur rapport à la raison : c’est elle qui doit fixer les limites du pouvoir des théologiens tout les comme les limites du pouvoir de l’Etat. Spinoza veut montrer que la liberté de philosopher est nécessaire à la piété (ch 1 à 15), tout comme est nécessaire à la sécurité de l’Etat (ch 16 à 20).
Deux points particuliers dans son œuvre :
  • Ch 19 : il distingue le culte intérieur, foi, croyance, qui appartiennent à l’individu du culte extérieur qui doit être encadré par l’Etat sous peine de risque de division
  • Ch 20 : « Dans une libre république il est permis à chacun de penser ce qu’il veut et de dire ce qu’il pense »
Tout comme chez Hobbes aucun dieu n’est nécessaire à la création de l’ordre social.
Locke, dans sa « Lettre sur la tolérance » (1997) et « Différence entre pouvoir ecclésiastique et pouvoir civil ». (1674), distingue croyance et culte. La religion fait partie de la sphère privée de l’homme et Locke fait réflexion sur la nature de l’autorité politique. Si la conscience de chaque individu est la seule mesure de ses actions toute autorité politique devient impossible. Sur la croyance le magistrat ne peut rien, mais il n’en n’est pas de même pour le culte extérieur, à savoir les pratiques cultuelles qui sont pour lui indifférentes à Dieu et qu’il nomme « choses indifférentes ». Il reste à déterminer le champ du pouvoir divin. Tout ce qui dans un culte ne fait tort à aucun membre de l’Etat peut être permis, tout ce qui est permis dans l’Etat doit être permis dans l’Eglise, tout ce qui est défendu dans la société civile doit être défendu dans l’Eglise. En cas de conflit, il préconise d’agir selon sa conscience et d’en supporter les conséquences.
A l’inverse de l’Etat auquel le citoyen a devoir d’appartenance en vu de la conservation et de l’avancement des intérêts civils de tous, l’Eglise est une association volontaire où chacun cherche le salut de son âme.
Pendant toute cette période la parole divine renvoie :
  • A un concept de l’univers : affaire Galilée
  • A la vie réelle de l’homme : ou déjà tout est réglé par une foi donnée par la divinité, par la providence, etc. Quelle est alors la place de la liberté de penser, de la responsabilité politique partagée. Comment penser les découvertes et ce qu’il est usuel de nommer le progrès des sciences ? Comment penser les multiples morts au nom d’un dieu ?
Rousseau :
Il pense que la religion est à l’origine de la fondation sociale, tout comme Machiavel : ici la religion est un moyen de l’union. A ce titre elle peut être au service du politique.
Il crée le concept de religion civile qui unit les hommes et préserve la liberté de conscience : doit-on voir ici la naissance d’un « sacré républicain » ?
Toutefois à chaque fois que l’on croise chez les philosophes, « le devoir de conserver sa vie » (Rousseau, Locke) vient s’articuler la question : « la nature de l’homme est-elle religieuse ? » ; Si la réponse est oui, l’ordre social peut légitimement reposer sur des normes religieuses.
La révolution française constitue un tournant.
La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, sera le socle de toutes les constitutions depuis celle de 1791 jusqu’à celle de 1958.
Art 10 : «  Nul ne peut être inquiété pour ses opinions même religieuses pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre publique établi par la loi ». Cette opinion appartient à l’individu mais il n’est jamais dit qu’elle devrait ou pourrait constituer le fondement du vivre ensemble.
Art 11 : libre communication des pensées et des opinions.
La religion est clairement une affaire privée. L’interprétation des textes religieux varie selon le temps et le lieu.
L’histoire des constitutions montre que l’origine de l’autorité est régulièrement débattue. Quelle place pour un être suprême ? «  L’assemblée nationale reconnait et déclare, en présence et sous les auspices de l’être suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen… » Quelle est la portée de cette déclaration : instaure-t-elle une société laïque ou impose-t-elle de repenser le lien entre la religion et l’Etat ? On retrouve dans le préambule de la déclaration « les représentants du peuple français…. ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme ».
Ici l’individu acquiert des droits, une certaine forme de pouvoir, même si tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Au fil du 19e siècle et du développement industriel, on verra naître le catholicisme social, mais en 1884, le droit de grève sera acquis contre la volonté de l’Eglise. Les écoles deviendront publiques et non confessionnelles. Le darwinisme ranimera des querelles encore d’actualité.
Comte dans sa philosophie positiviste, définit l’âge théologique comme une étape vers l’âge positif, accomplissement de l’homme.


La loi du 9 décembre 1905 instaure la séparation des églises et de l’Etat. Elle fonde un régime de laïcité. Elle ne s’oppose pas aux religions, elle autorise les émissions religieuses, radio ou télévisées, elle autorise les aumôneries dans les établissements scolaires, les hôpitaux : elle garantit la possibilité d’exercer sa religion dans le respect de l’ordre public. Il persiste l’exception de l’Alsace et de la Moselle qui n’étaient pas françaises au moment de la loi, les ministres du culte y sont fonctionnaires et l’enseignement religieux fait parti du programme scolaire des établissements publics.
La loi du 15 mars 2004 encadre le port des signes religieux dans les établissements scolaires. La loi du 11 octobre 2010 interdit la dissimulation du visage dans l’espace public.
Le monde religieux se comporte comme un monde clos. Le but de la religion est-il de conformer toutes action humaine aux paroles d’une révélation, d’être une école de la soumission ?
Les principales vertus ne sont-elles pas dans la religion catholique l’obéissance et l’humilité, ainsi que la foi, l’espérance et la charité, condition d’accès à un monde meilleur après la vie ? Les religieux s’inscrivent en dépositaires de la parole divine et s’attribuent la responsabilité de mener les hommes vers dieu par les voies qu’ils ont choisies. La religion définit une certaine forme de société hiérarchisée et pyramidale
L’homme existe-t-il tel qu’il nait ou tel qu’il se produit ? La liberté politique de l’individu ne va-t-elle pas de pair avec sa liberté de conscience ? La laïcité reposerait sur la loyauté et la probité intellectuelle.
L’Etat s’il veut survivre doit se comporter en monde ouvert : quelles sont les valeurs qui vont le régir dans cette ouverture ? N’aurions-nous plus qu’une seule idée commune, une seule koïnè comme l’écrit H Arendt qui se nommerait aujourd’hui « monde de l’économie » ?
Les décisions d’ordre politique n’appartiennent plus à un roi d’ordre divin, elles appartiennent à un appareil exécutif de l’Etat : le 20 e siècle a crée la notion d’Etat Providence. L’Etat se présente comme une autorité supérieure qui doit protéger les hommes.
Ce qui se pose alors c’est le problème de l’autorité de l’Etat par rapport au citoyen : le citoyen est-il encore la source de sa propre loi par députés interposés ? Comme le montre C. Taylor, dans « La liberté des modernes », « l’exercice libre des facultés morales de l’individu entraine un pluralisme moral et politique ». Il reste à savoir si c’est l’Etat qui impose ses valeurs, quitte à ce que ce soit celles des dirigeants, ou si c’est l’individu par ses capacités critiques de jugement qui garantit les valeurs du vivre ensemble. N’a-t-on pas crée de nouvelles structures hiérarchiques pyramidales aussi efficaces que la religion ; quelle place pour les énarques, les experts… ?
Il reste encore à penser l’espace de pouvoir des religions et la place octroyée aux rites publics dans le contexte de notre histoire commune. A-t-on encore le courage politique d’affirmer notre histoire ? Tout se passe comme si il existait une pensée officielle, à laquelle de nombreuses « élites » semblent adhérer, politiquement correct oblige !
Bibliographie
Taylor, La politique de la reconnaissance ; multiculturalisme, Aubier, 1994
Spinoza, Traité théologico politique, Flammarion GF, 1966
Hobbes, Léviathan, Sirey, 1965
Locke, Lettre sur la tolérance, GF Flammarion, 1992
Scubla L., les dimensions religieuses de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, revue Ateliers, n°27 p.81 -108.
Forget P., Du citoyen et des religions, Berg, 2013.
Podcast de l’émission de France culture : Culture d’Islam, d’Abdelwahab Meddeb (décédé en novembre 2014)